Habiter sa rue, la cage de l'escalier, habiter son corps d'habitant, le trottoir d'en face ou le bar d'à côté. Habiter le chemin quotidien qui mène au travail et celui du soir qui ramène à la maison ; s'arrêter place de la Casquette, habiter le temps qu'il fait... le sentir sur sa peau.

Marcher, prendre des habitudes, s'en échapper le week-end et filer sur les bords de la Deûle...

Habiter Wazemmes, c'est ici et c'est nous. Le quotidien d'un quartier populaire de la ville, marqué comme d'autres quartiers voisins par une histoire industrielle récente faite de briques et d'ouvriers, de courées, de filatures fermées et de brasseries. Puis une mémoire plus ancienne, perceptible encore, qui nous rappelle qu'au 19ème siècle Wazemmes était une paroisse rurale, peuplée de fermes et de moulins, de canaux, de guinguettes et de cours d'eau, une campagne où les lillois intramuros aimaient se rendre en fin de semaine... Wazemmes, c'est la maison dans le marais en Flamand.